Le Petit Courselle part à la pêche…aux têtards !?

 

Avec tatie Janine, les copains et les copines nous avons décidé d’aller à la pêche aux têtards dans l’étang au fond du jardin. Munis de nos seaux et épuisettes, chaussés de nos bottes et auréolés de nos chapeaux, nous voilà partis à la recherche de ces petites bêtes qui deviendront grenouilles, m’avait-on dit.

Pour attraper ces inimaginables bestioles il fallait préparer pendant l’hiver nos épuisettes : trouver un bâton bien solide dans les bois, garder les filets dans lesquels maman achetait les oranges et assembler les deux bien minutieusement.

A plat ventre au bord de l’étang nous nous amusions à nous éclabousser sous l’œil vigilant de tatie Janine. Certains étaient plus doués que d’autre pour attraper les petits tétards. Le soleil nous chauffait le dos et surtout il éclairait l’eau limpide. Et puis là, dans les profondeurs, devant mes yeux émerveillés, se met à scintiller un trésor ! Je m’étends, tout le monde m’aide et j’arrive enfin à l’attraper. C’est une bouteille. « Une bouteille de vin » me dit tatie Janine et « elle est pleine ».

Je la regarde, la tourne dans tous les sens, elle est accrochée à un fil relié à une branche : c’est mon trésor et je vais pouvoir l’offrir à maman. « Non, on va la goûter maintenant » me disent les copains excités . J’hésite, tatie désapprouve et de toute façon on n’a pas de tire-bouchon.

Déception oh déception ! ce n’est finalement pas un trésor mais une bouteille que les employés de la vigne avaient mis au frais pour le casse-croute. Bon, il nous reste les tétards à observer, et nous sommes impatients de les voir se transformer en grenouille.

En mai, je fais ce qu’il me plaît…

 

 

Moi ce qui me plaît le plus, c’est de traîner dans les chais, patins à roulettes aux pieds.

Virer et s’enivrer entre les barriques, slalomer à fond les manettes entre les palettes, tenter des figures impossibles dans le cuvier béton.

Partir d’en haut, prendre la descente du chai de papi, tourner légèrement à droite dans le cuvier, attention de ne pas s’entraver dans les vannes, éviter les cartons dans la salle d’embouteillage et les sacs de bouchons et freiner à fond pour ne pas terminer dans la grande porte en bois de la salle de dégustation…je pourrais le faire les yeux fermés.

Surtout, faire cela en cachette, lorsque papa est à la vigne car il dit que c’est trop dangereux. Pfff, moi, en mai, je fais ce qu’il me plait !!

 

Joyeux Anniversaire au Petit Courselle !

anniversaire

Un an ! Un an déjà que je suis parmi vous ! Je viens de souffler ma première bougie accompagné de mes « deux sœurs », Marie et Sylvie (Courselle), dont tout le monde me dit qu’elles sont « Vigneronnes épicuriennes », qu’est ce que cela veut bien vouloir dire ?!….

A mon goûter d’anniversaire , il y a bien évidemment  les copains, les copines mais il y a aussi mon ami « le bien élevé », vous savez bien, ce vin qui reste longtemps dans le cocon de la barrique pour s’offrir à vos papilles quand il est juste à point ? quel fainéant celui-là, c’est pas avec lui que je vais pourvoir courir dans les sillons !

Enfin, toutes mes taties et tous mes tontons, de France et d’ailleurs sont aussi présents….que de monde !

Heureusement que ma maison est grande….ma maison ? Mais c’est vrai, que je suis bête ! je ne vous en ai jamais parlé….ma maison c’est le Château Thieuley, en plein cœur de ce vignoble magique de Bordeaux ! Vous ne me croyez pas ? Pourtant vous connaissez ce que l’on dit dans les cours de récré ? « si je mens je vais en enfer…. » J’ai trop peur de ça moi, alors pour vous prouver que je dis vrai, je vous donne une preuve irréfutable ! « Génération III », c’est le vin fait par mes grandes sœurs au Château Thieuley ! Il vient de nous rejoindre et je suis ravi de le savoir parmi nous ! Découvrez le vite, car grâce à lui la famille est enfin au complet !

Le Petit Courselle vous souhaite de joyeuses fêtes de Pâques !

Pief oeuf Pâques Petit Courselle-2

 

Quand j’étais petit mon papa voulait que je fasse du rugby ou du foot. Moi je n’aimais pas trop les jeux de ballons et pourtant je décidais, un dimanche de Pâques de lui montrer que j’avais fait d’énormes progrès au pied…

Le Petit Courselle fête la chandeleur !

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C’est la chandeleur et qui dit chandeleur dit crêpes.
Je regarde le grand bol posé sur la table de la cuisine, rempli de la pâte lisse que ma mère vient de faire. Elle dit qu’il faut la laisser reposer quelques heures, j’ai juste envie de les goûter tout de suite.
Quelques zestes d’Orange flottent, la louche est posée dedans, immobile…
Et puis c’est enfin l’heure de goûter la pâte, de voir ce qu’il manque, un peu de sel, un zeste de citron, de la vanille, du Grand-Marnier. On se bat pour déguster la première.
Après quelques commentaires ma mère réajuste la pâte: elle est parfaite, pas trop liquide, juste ce qu’il faut.
Le beurre crépite au fond de la poêle, la louche déverse l’objet de ma gourmandise, elle fait tourner pour étaler la pâte et en 2 minutes la crêpe est posée là devant mes yeux qui s’illuminent de bonheur.
Un peu de sucre fera l’affaire, je la roule rapidement, je me délecte et puis je la dévore, le sucre qui fond dégouline sur mes petits doigts… Humm, c’est bon. Je jubile, j’attends la prochaine.
Ma grand mère dit qu’il faut les cuisiner avec une pièce dans la main pour ne pas manquer d’argent, ou bien faire un vœu en les faisant sauter dans la poêle. Mon vœu est déjà fait, j’aimerais que ce soit la chandeleur tous les jours…