LA CHASSE AUX OEUFS DU PETIT COURSELLE

petit courselle pâques

 

A Pâques, ce que nous préférions quand nous étions enfant, c’était non pas écouter cette messe interminable le col boutonné ou la jupe serrée, mais c’était bel et bien le son des cloches du dimanche qui annonçait l’ouverture de la chasse aux œufs en chocolat …

Ah !!! c’est qu’on aimait cela le chocolat et il prenait, à cette occasion, multiples formes amusantes : un œuf , un poisson, un lapin, une poule…. Et ces petites garnitures en sucre ou en praline, qui remplissaient ces œuvres d’art… Et ces rubans, pour lesquels nous trouvions toujours un deuxième usage inattendu.. Qu’allait bien pouvoir nous laisser ces fameuses cloches cette année ?

Le gong était donné par cette phrase, toujours la même «Ca y est, elles sont passées ! » .

Mais à la chasse aux œufs, bizarrement, c’était un peu comme lorsqu’on allait ramasser les cèpes avec maman. Elle les voyait toujours avant nous, nous guidant par des « tu chauffes, tu refroidis, tu brûles »…

Pendant ce temps, papa était parti à la cave, chercher à la cuve son dernier millésime à faire goûter à la famille qui s’annonçait nombreuse pour partager l’épaule d’agneau aux cèpes.

Alors ce dimanche, quand nous irons cacher nos œufs à nos enfants, nous serons nostalgiques, tout aussi excitées qu’à cette époque et nous aurons un plaisir non dissimulé à leur crier , « Ca y est , elles sont passées »..

Et quand à table, ce week-end, nous proposerons à nos parents tontons et cousins, notre 2015, nous éprouverons alors un sentiment de fierté mêlé à un peu d’angoisse jusqu’à cette phrase libératrice de tout doute « bravo, il est super ton 2015 ! »…